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PostHeaderIcon LES PROTEINES DANS L’ALIMENTATION DE L’IGUANE VERT.

Par John BOONMAN paru dans Pod@rcis 6 (1/2) – 2005.
Traduit de l’anglais par Vincent NOËL.


INTRODUCTION:
Ces dernières décennies, l’Iguane vert (Iguana iguana)
est devenu un animal de compagnie immensément populaire,
dans la plupart des cas destiné à vivre toute sa vie à l’intérieur.
Ce mode de vie captif engendre une totale dépendance de
l’animal à son soigneur pour s’alimenter et pour tous ses
besoins fondamentaux. S’il s’agit d’un soigneur attentionné,
l’animal aura probablement la chance de recevoir les soins
appropriés et conseillés dans de nombreux ouvrages de qualité
sur la maintenance des iguanes (FRYE & TOWNSEND,
1993 ; HATFIELD, 1996 ; KÖHLER, 1998 ; JACOBSON,
2003.) Si le soigneur se base sur l’opinion commune, en
particulier dans le milieu des vendeurs en animalerie, l’Iguane
ne sera pas aussi bien traité. Car cet animal sera probablement
nourrit avec des aliments type « prêt à manger » ou même
« quelques fruits, légumes et viande ». Le soigneur sera surpris
et très mécontent quand son animal mourra après quelques
années avant d’avoir atteint sa maturité.
Même quand l’animal, reçoit une alimentation suivant les recommandations des manuels
cités plus haut, l’histoire n’est toujours pas totalement écrite. Le rôle des protéines dans
l’alimentation des Iguanes verts est tout spécialement sujet à controverses et à discussions. Le
présent article traite de ce sujet, les protéines dans l’alimentation de l’Iguane vert, par l’examen
d’une combinaisons de différentes théories publiées dans la littérature et les données collectées sur
des animaux sauvages ou captifs.

LES FAITS.
Espérance de vie.
Bien que les records de longévité, comme celui de 29 ans décrit chez Iguana iguana par
HATFIELD (1996), doivent toujours être pris avec une certaine réserve, la longévité moyenne d’un
Iguane vert se situe autour de 15 ans (HATFIELD, 1996). Toutefois, de nombreux animaux
maintenus en captivité n’arriveront pas à atteindre cet âge. Il est fréquent de voir dans les cabinets
vétérinaires des spécimens de 3 à 8 ans à l’article de la mort. Après une autopsie, dans la majorité
des cas, des atteintes rénales peuvent être montrées comme les causes de la mort. De fortes
précipitations de sel et d’acide urique sont le phénomène le plus courant, en général dans les reins
mais souvent aussi dans d’autres organes comme le coeur ou les vaisseaux sanguins. On remarque
que la plupart des propriétaires présentant ce genre de cas mentionnent une part significative de
protéines dans l’alimentation de leurs animaux, en général sous la forme de nourriture pour chiens
ou chats, des oeufs, des souriceaux ou de la viande de poulet (P. ZWART, pers. Comm.). Il faut
admettre à ce moment là qu’on ne peut pas affirmer une corrélation scientifique entre ces
observations.
Alimentation riche.
Comme n’importe quel autre animal, les Iguanes ont besoin de protéines pour grandir et se
reproduire (une brève présentation de la composition des protéines et comment elles sont
métabolisées par l’organisme des animaux sera faite plus tard dans cet article). De plus, des
expériences avec des régimes alimentaires artificiels donnés dans les fermes d’élevage du Panama,
mais aussi dans d’autres pays, ont montré que la croissance est accélérée quand les juvéniles sont
nourris avec une alimentation riche en protéines (ALLEN & coll. 1990). Un taux de protéines de
30% n’a pas montré d’effets néfastes, mais à court terme. Il faut souligner que le but des fermes
d’élevage d’Iguanes est de les faire grandir en une période la plus courte possible jusqu’à une taille
qui les rendra moins vulnérables face aux prédateurs. Les animaux sont utilisés pour la chasse ou la
consommation directe dès que c’est possible ou économiquement rentable. La longévité n’est pas la
préoccupation dans ce commerce et probablement la plupart des animaux ne vivent pas longtemps.
De ce fait, les fermes d’élevage n’étudient pas les conséquences à long terme de cette alimentation
riche en protéines.
La quête de nourriture :
Des analyses de contenus intestinaux ont montré, sans ambiguïté, que dans la nature les
Iguanes verts sont principalement folivores ou en tous cas végétariens ( RAND et coll. 1990). De
plus, le système digestif des Iguanes est fortement adapté à la digestion de matières végétales. Ils
montrent une forte fermentation dans l’intestin grêle couplée à un colon très compartimenté. Des
aliments qui restent longtemps dans le système digestif et l’assistance de micro-organismes sont des
caractéristiques des animaux végétariens (IVERSON, 1982 ; McBEE & McBEE, 1982).
Néanmoins, ce fait n’a de sens que dans le cas d’une abondance de nourriture. En cas de manque,
pour diverses raisons, un comportement des iguanes de très grande importance saute au visage de
leurs éleveurs : Les Iguanes sont extrêmement opportunistes. En pratique, cela signifie que les
Iguanes sont capables de manger à peu près n’importe quel aliment dont ils ont besoin ou si
l’occasion se présente. Des observations d’iguanes mangeant des aliments carnés sont connues
(LOFTIN & TYSON, 1965). VAN MARKEN LICHTENBELT et coll. (1993) ont observé que les
Iguanes peuvent se nourrir d’un seul type d’aliment pendant une assez longue période si cet aliment
est disponible en grande quantité et même si en théorie ce n’est pas un aliment n’est pas d’une
qualité nutritionnelle optimale. D’un autre côté, les Iguanes recherchent activement des aliments
riches en protéines quand ils en ont l’opportunité (MARKEN VAN LICHTENBELT, 1993).
Préférences.
Tirée de mon expérience personnelle avec des Iguanes captifs, et ce depuis plus d’un quart
de siècle, je peux dire que les Iguanes dans leur ensemble peuvent manger à peu près n’importe
quoi de ce qu’on pourrait imaginer, incluant des aliments prévus uniquement pour les humains
comme des pizzas ou des nouilles. Notons que d’importantes préférences individuelles persistent.
Néanmoins, je n’ai jamais étudié les conditions de restrictions alimentaires extrêmes que l’on peut
rencontrer dans la nature. Pour l’éleveur d’Iguanes ce peut être un très mauvais indicateur quand les
animaux montrent des préférences individuelles pour certains aliments, comme le montreront
certains éléments discutés plus tard, cela ne peut pas être considéré comme bon pour eux. Très
souvent les produits carnés sont consommés et les végétaux « sains » laissés de côté.
LES PROTEINES DANS LE METABOLISME DES IGUANES (NELSON & COX 2000).
Avec les carbohydrates (sucres) et les lipides (graisses), les protéines forment les briques de
construction des matériaux organiques et donc des organismes vivants. De ce fait, elles sont
présentes dans les aliments. En conséquence, les protéines sont prises, consommées par les
organismes et réutilisées pour différentes fonctions du système vivant. Les protéines sont présentes
de manière prépondérante dans les tissus métaboliquement actifs comme les constituants du sang ou
les enzymes qui sont des composés qui augmentent les réactions chimiques. Les protéines issues
des aliments ne peuvent être utilisées telles quelles, leurs constituants doivent d’abord être
dégradés. De nouvelles protéines sont ensuite fabriquées dans les organismes via des réactions
chimiques complexes.
Chaque protéine est constituée de blocs nommés acides aminés. Vingt acides aminés
différents sont utilisés pour créer des protéines, selon des combinaisons variées et liées entre elles
comme une chaîne. Chaque protéine possède sa séquence et sa composition en acides aminés
propre, déterminant sa configuration tridimensionnelle et sa fonction. La caractéristique des acides
aminés est la présence d’au moins un atome d’azote (comme le groupe NH2).
Après qu’un animal ait consommé des protéines, elles sont détruites dans le système digestif en
petits composés, les acides aminés simples sont les premiers assimilés dans la circulation sanguine.
Ces acides aminés sont ensuite utilisés pour façonner de nouvelles protéines ou autres dégradés et
au final, résultant du cycle de l’azote, de l’ammoniaque qui est extrêmement toxique pour
l‘organisme est produit. Néanmoins, des systèmes existent pour évacuer l’ammoniaque. Les
mammifères, dont l’Homme, convertissent l’ammoniaque en urée, extrêmement soluble dans l’eau
et qui peut être facilement évacuée dans l’urine. Les reptiles, comme les oiseaux, convertissent
l’ammoniaque en acide urique qui, comme tout autre acide, associé à certains ions métalliques
comme le sodium ou potassium peut former des sels. La solubilité de ces acides dans l’eau est
limitée. Les urates (sels provenant de l’acide urique) apparaissent blancs et solides dans les
excréments. La solubilité limitée des Urates dans l’eau constituent implicitement une menace pour
le transit urinaire de l‘animal dès lors qu’il y a des risques de précipitations involontaires.
La capacité à synthétiser les 20 acides aminés différents varient beaucoup entre les
organismes. Alors que la plupart des bactéries et plantes sont capables de synthétiser les vingt
acides aminés, les organismes supérieurs incluant les reptiles ne peuvent en utiliser que la moitié, en
général ceux à liaisons simples. Ce sont ces acides aminés non essentiels qui n’ont pas besoin d’être
présents dans l’alimentation. A l’inverse, les acides aminés essentiels sont obtenus via la nourriture.
Ces derniers incluent l’histidine, l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine,
la thréonine, la tryptophane, la valine et probablement l’arginine et la cystéine. Il faut garder à
l’esprit que, bien que les Iguanes hébergent une grande variété de flore intestinale, qui peuvent
synthétiser toutes les sortes d’acides aminés, elle devient presque ou totalement inutile pour les
iguanes dès lors que la synthèse se fait loin du site d’absorption (à la fin de l’intestin).
Le tableau montre la composition en acides aminés de certaines nourritures. Il est clair qu’il
y a une grande différence entre chaque protéine. Des différences de structures entre les protéines
animales ou végétales sont difficile à démontrer. L’acide aminé essentiel méthionine peut être
considérée comme la seule exception car les protéines animales en contiennent davantage.

QUELQUES POINTS DE VUE SUR LES PROTEINES DANS L’ALIMENTATION DES IGUANES.
Quand j’ai commencé à maintenir des Iguanes, autour du milieu des années 70, il était
couramment dit d’attacher une grande attention à la qualité de l’alimentation donnée aux iguanes,
du moins chez les éleveurs plus ou moins consciencieux. Le principal sujet était le rapport correct
calcium phosphore afin de prévenir la maladie métabolique de l’os et l’importance de l’éclairage
UV en combinaison avec la vitamine D (BOONMAN 1987, IN DEN BOSCH & KLAASE 1998). Il
était su que les Iguanes sont des végétariens, mais en même temps ils sont enclins à consommer à
peu près n’importe quoi avec de fortes préférences individuelles. Les protéines dans l’alimentation
n’entrait pas beaucoup dans le débat. Certains affirmaient qu’un taux substantiel de protéines étaient
nécessaires (sous la forme de souris et assimilés) dans le but d’obtenir de bons résultats de
reproduction, mais aucune preuve ne venait étayer cette thèse.
Au fil du temps, de nombreux ouvrages incluant les guides pratiques standards (FRYE &
TOWNSEND 1993 ; HATFIELD, 1996 ; KÖHLER, 1998 ; JACOBSON, 2003) ont été éditées et
montraient une relation entre le fort taux de protéines dans l’alimentation et les problèmes de
gouttes ou autres maladies. Ajouté aux observations mentionnées plus tôt où de nombreux iguanes
moururent jeunes avec d’importants dépôts d’urates dans leurs organes (c'est-à-dire la goutte), cette
relation apparaissait très plausible. L’explication est extrêmement simple : De grandes quantités de
protéines dans l’alimentation engendrent d’importantes quantités d’acide urique en circulation. Cet
acide urique est excrété en urates dans le système rénal. Quand une certaine concentration d’acide
urique est dépassée, les urates commencent à précipiter au niveau des reins jusqu’à un point de non
retour. Quand ce stade apparaît, les reins cessent de fonctionner et l’animal s’empoisonne lui-même
puis meurt. Comme les urates ne peuvent pas être à nouveau dissous, il n’y a pas de traitement
curatif possible dès lors que le processus a commencé. A ce niveau, seules des mesures préventives
pouvaient être mises en place, à savoir offrir une alimentation correcte aux Iguanes. La question de
combien de temps pouvions-nous continuer sans affaiblir le processus biologique qui a
indiscutablement besoin de protéines (notamment pour la croissance et la constitution des oeufs)
restait sans réponse.
Dans tous les cas, la recherche fondamentale sur les effets à long terme des protéines sur les
Iguanes était et est toujours manquante.
CHANGEMENT DE VISION.
L’excellent article de ALLEN & OFTEDAL (2003) a synthétisé les études précédentes afin
de démontrer que la simple relation entre la prise de protéines et les anomalies rénales n’est pas si
justifiée. A partir des études sur les Chuckwallas (Sauromalus obesus) (NAGY 1975) et sur les
tortues du désert (Gopherus agassizii) (OFTEDAL & coll. 1994) il a été montré que les urates sont
utilisés par les reptiles herbivores terrestres pour excréter le potassium excédentaire de leur
organisme. De ce point de vue, un fort niveau de protéines est nécessaire dans une alimentation
riche en potassium afin de maintenir une balance électrolyte* convenable (ici sodium-potassium).
FRYE (1981) propose que, au contraire de la goutte viscérale provenant directement de
l’excès de protéines, les désordres rénaux, peu importe la raison, doivent être imputés en premier à
un défaut d’excrétion des urates. Bien que les Iguanes sont vulnérables au niveau des reins
(P. Zwart, comm. perso.), je n’ai pas connaissances d’études contrôlées qui permettent d’étayer ma
théorie. ULLREY & coll. (1991) considèrent que la déficience en acides aminés et le déséquilibre
sont plus certainement responsables d’un taux élevé d’urates circulants et de la goutte chez les
oiseaux qu’un fort taux de protéines. Les Geckos insectivores sont également susceptibles de
contracter la goutte, même si comme chez les autres reptiles carnivores ils évacuent des urates en
grande quantité sans complications.
Donc, ce n’est pas tant que les urates doivent être excrétés, mais si ils précipitent de manière
anormale, cela détermine si la goutte apparaît. Dans ce contexte, d’autres aspects doivent être
considérés. La déshydratation conduit à un excès de concentration d’urates qui ne peuvent être
maintenus sous forme de solution et donc engendrant des précipitations. La déshydratation n’est pas
improbable, en particulier dans les terrariums d’intérieur. La précipitation des urates en sels de
sodium peuvent être un signe d’une électrolyte défaillante et doivent amener d’autres investigations.
La réduction de l’alimentation protéinique renforce le
risque de désordres métaboliques à cause d’une prise
inadéquate d’acides aminés et peut-être une thérapeutique
raisonnable à la goutte seulement si elle résulte en une
baisse des taux d’urates circulants comme c’est
normalement le cas et comme le montre le graphique.

Graphique : Les effets d’une alimentation protéinique sur le taux
d’acide urique chez des iguanes de 3 ans. Les Iguanes sont passés
d’une alimentation contenant 29% de protéine à une alimentation
avec plus (35%) ou moins (17% et 26%) de taux de protéines.
Après environ 80 jours avec la nouvelle alimentation les iguanes
ont reçu une prise de sang pour déterminer l’acide urique. La
différence dans les taux d’urates dans cette alimentation est
significatif. Source : ALLEN & OFTEDAL, 2003.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DIETETIQUES :
Il y a probablement plusieurs causes à la goutte. Les composants alimentaires qui peuvent
être incriminés sont les protéines, les acides aminés et peut-être aussi d’autres composés azotés
comme les purines, l’electrolyte (notamment le potassium) et enfin l’eau. Des études sur la
croissance montrent que les Iguanes juvéniles demandent finalement 22 et de préférence 26% de
protéines sur la base de matières sèches (DONOGHUE 1995 ; HAMDOUN & FRYE 1995).
Toutefois, il reste prudent de réduire le taux de protéines pour les sujets souffrant de goutte ou de
désordres rénaux ainsi que pour les spécimens plus âgés qui risquent de développer ces conditions.
Une alimentation qui contient 15-17% de protéines (sur une base de matière sèche) devraient
fournir suffisamment de protéines pour satisfaire les besoins d’un Iguane adulte non productif
(ALLEN & OFDETAL 2003). De plus, une attention doit être portée sur les acides aminés
essentiels. Comme le montre le tableau, le taux de Méthionine dans une alimentation végétarienne
peut-être trop faible. Les niveaux de lysine, cystéine et Tryptophane doivent aussi être surveillés.
De surcroît, les iguanes doivent avoir à leur disposition assez d’eau pour prévenir la déshydratation.
Le potassium (K) doit-être limité dans l’alimentation des iguanes en excluant par exemple les
tomates qui en sont très riches.
Vu que cette article ne discute que des protéines dans la nutrition des Iguanes, il n’est pas
possible de décrire ici une diète équilibrée. D’autres aspects doivent être aussi pris en compte
comme le calcium et les phosphates (IN DER BOSCH & KLAASE 1998), ou encore l’importance
des fibres ce qui sera discuté dans un article à venir (J. Boonman, en préparation). Quoi qu’il en
soit, quelques recommandations nutritionnelles peuvent être faites au regard de la nature des
protéines à employer.
De manière générale, il est impossible de faire la différence entre protéines animales et
protéines végétales. Dans chacune de ces catégories des protéines contenant des acides aminés
déconseillés ne peuvent être utilisées que si d’autres protéines rééquilibrent la balance. C’est tout
spécialement le cas quand les acides aminés essentiels, notamment la méthionine et la cystéine, sont
sous-représentés. Les exemples les plus connus de source pauvres en ces acides aminés sont les
graines de légumineuses comme les graines et fèves, incluant le soja et l’alfalfa (AVRAHAM &
coll. 2005). L’utilisation de ce type d’ingrédients doit donc être limité.
RESUME :
Le débat sur le rôle des protéines dans l’alimentation des Iguanes dure déjà depuis de
nombreuses décennies. Au départ il était considéré que les iguanes, bien que folivores stricts,
pouvaient être nourris de protéines supplémentaires comme certains types de viande. Certaines
personnes étaient convaincus qu’une alimentation riche en protéines était requise pour obtenir une
bonne reproduction. A un certain moment, il est apparu que les iguanes mourraient prématurément,
aux environs de 5 ans. Des examens ont montré que des atteints rénales causaient la mort de
beaucoup d’animaux, et qu’elles étaient accompagnées d’une forte précipitation d’urates dans les
reins et parfois dans d’autres organes. La réaction logique fut pour beaucoup de gens de réduire au
minimum la consommation de protéines de leurs iguanes, argumentant que ces animaux sont
exclusivement herbivores dans la nature avec une adaptation de leur système digestif au transit de
matières végétales. Un comportement peu considéré chez les iguanes fut leur tendance à
l’opportunisme. Ils sont capable de manger à peut près tout ce qu’ils rencontrent, y compris des
aliments riches en protéines. De plus, ils ont tendance à préférer les matières carnées aux produits
qui peuvent être meilleurs pour eux.
Comme les autres organismes, les iguanes ont besoin de protéines, notamment pour grandir
et former leurs oeufs. Lors de la métabolisation de l’acide urique se forme qui exerce une pression
sur les reins à cause de la formations de sels insolubles (urates) qui peuvent précipiter dans
l’organisme.
Ces dernières années, il a été pensé que d’autres choses pouvaient causer ces maladies
rénales que l’on nomme goutte, et que l’acide urique est nécessaire pour enlever l’excès de
potassium de la circulation et par conséquent maintenir une balance électrolyte normale
(potassium : sodium). Donc, de forts taux de potassium peuvent mener à l’augmentation de
l’excrétion d’urates, avec des précipitations potentielles. De plus, des conditions de déshydratation
peuvent accroître les concentrations d’urate. Un déséquilibre d’acides aminés (essentiels) dans
l’alimentation est une autre source potentielle de taux élevés d’urates. Enfin, il est fortement
probable que les iguanes aient des reins vulnérables pouvant développer d’abord des désordres
rénaux pour n’importe quelle raison qui seront suivis par des précipitations d’urates. De toute
manière, on ne peut considérer qu’une alimentation riche en protéines soit la seule cause des
problèmes auxquels les iguanes sont confrontés. Un excès de potassium, une balance des acides
aminés faussée (probablement trop faible en méthionine) et la déshydratation peuvent aussi avoir
des effets négatifs.
Pour les Iguanes juvéniles et les femelles gestantes, une teneur en protéines d’environ 25%
peut-être envisagée, s’abaissant à 15% chez les autres adultes. De plus, les aliments comprenant de
forts taux de potassium comme les tomates ou de faibles taux de méthionine comme les graines et
les fèves de légumineuses (incluant le soja) doivent être limités.
lien vers le forum "alimentation": http://forum.iguanevert.fr/viewforum.php?f=8

Mis à jour (Samedi, 26 Juin 2010 12:01)